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Blocshare : ces anomalies immobiliÚres à 1h de Paris qui génÚrent 11% de TRI (10 opérations/an)

Adrien Saby, CEO de Blocshare (et offre limitĂ©e +1% de boost de rendement 🎁)

Adrien SabyBlocshare
Visuel de l’interview Blocshare
Adrien Saby, Blocshare

Bienvenue dans cette 116Ăšme Ă©dition de Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech & FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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À dĂ©couvrir dans cette Ă©dition :

  • 💡 Investir sur des cycles immobiliers ultra courts. Blocshare permet Ă  un cercle privĂ© d’investisseurs de co-investir sur des opĂ©rations d’achat-revente rapides (6 Ă  12 mois) avec 9 Ă  12 % de rendement cible (11% de moyenne en 2025).

  • 💬 “Quand on joue avec notre propre argent, on regarde les dossiers diffĂ©remment.”

  • đŸ€ Un alignement rare avec les investisseurs. En moyenne 30 % de chaque opĂ©ration est financĂ© par les fondateurs et leurs proches. ProximitĂ©, alignement des intĂ©rĂȘts et confiance font des Ă©tincelles


  • 📊 10 opĂ©rations maximum par an. Une stratĂ©gie assumĂ©e : privilĂ©gier la qualitĂ© et l’exĂ©cution plutĂŽt qu’un modĂšle de plateforme industrielle.

  • đŸ™ïž Leur terrain de jeu : les villes sous-cotĂ©es. Tours, Niort, OrlĂ©ans
 des marchĂ©s gĂ©nĂ©ralement Ă  1h de Paris oĂč l’attractivitĂ© dĂ©passe largement le prix immobilier, crĂ©ant des anomalies exploitables avec une capacitĂ© d’action rapide.

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Hello Adrien, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Salut LĂ©o-Pol et merci de me donner l’occasion de prĂ©senter Blocshare ! Je suis Adrien Saby, j’ai bientĂŽt 38 ans et un parcours assez classique sur le papier (BTS commerce international et Ă©cole de commerce), mais dans les faits, je suis tombĂ© dans la marmite de l’immobilier trĂšs tĂŽt.

J’ai commencĂ© Ă  investir personnellement Ă  20 ans, ça fait donc 17 ans aujourd’hui, et cĂŽtĂ© professionnel, j’ai toujours Ă©voluĂ© dans des environnements liĂ©s Ă  l’immobilier. J’ai dĂ©marrĂ© chez Nexity sur la partie conseil et transactions, cĂŽtĂ© broker. Ensuite, j’ai rejoint une structure spĂ©cialisĂ©e dans le dĂ©veloppement d’espaces de co-working. Puis j’ai intĂ©grĂ© un cabinet de gestion de patrimoine dĂ©diĂ© Ă  l’investissement locatif ancien, avec pour mission d’ouvrir et structurer l’antenne parisienne. On est montĂ© Ă  17 collaborateurs.

En 2021, j’ai créé une agence immobiliĂšre. Et dans la foulĂ©e, il y a un peu plus de trois ans et demi, j’ai lancĂ© Blocshare.


Quelle est la mission de Blocshare ?

La mission de Blocshare, c’est de permettre Ă  un cercle d’investisseurs de co-investir avec nous sur des opĂ©rations performantes d’achat-revente Ă  court terme.

On ne fait donc pas de dĂ©tention longue, on est sur des cycles courts : moins de 12 mois, parfois 6 Ă  8 mois. L’idĂ©e, c’est d’identifier des anomalies de marchĂ©, d’exĂ©cuter rapidement et de redistribuer la valeur créée.


Vous parlez de “cercle privĂ©â€ : quelles diffĂ©rences vs une plateforme grand public ?

La notion de cercle privĂ© chez nous est hyper importante puisqu’elle dĂ©coule de l’évolution la plus structurante de notre business. Au dĂ©marrage, l’ambition de Blocshare, c’était de dĂ©mocratiser au maximum, mais on s’est vite rendu compte que ce n’était pas le plus pertinent pour nous. Au contraire, la philosophie de Blocshare, c’était d’ouvrir nos propres opĂ©rations Ă  d’autres investisseurs avec une certaine limite.

Logiquement, la notion de cercle a Ă©mergĂ©. Aujourd’hui, notre communautĂ© compte environ 1 000 investisseurs rĂ©guliers, et notre cercle grandit uniquement par recommandation, idĂ©alement via les investisseurs qui ont dĂ©jĂ  vĂ©cu un cycle complet (investissement, revente, rĂ©cupĂ©ration du capital et des gains). Tant que l’expĂ©rience n’a pas Ă©tĂ© vĂ©cue de bout en bout, on ne peut pas recommander automatiquement quelqu’un. Les investisseurs qui n’ont pas encore eu l’opportunitĂ© de vivre un cycle complet peuvent recommander aussi, mais on sera sur un processus un peu plus long et diffĂ©rent.

On est convaincu que la confiance est le socle de notre modĂšle. C’est la raison pour laquelle on prĂ©fĂšre croĂźtre lentement, mais solidement.


Comment sourcez-vous vos opérations ?

Le sourcing est l’une de nos plus grosses valeurs ajoutĂ©es. Avec mes associĂ©s, ça fait entre 12 et 15 ans que nous investissons dans l’immobilier, Ă  titre personnel aussi bien que professionnel. On a donc dĂ©veloppĂ© des rĂ©seaux trĂšs forts dans plusieurs villes stratĂ©giques.

Et en parallÚle, on a mené pendant prÚs de six mois une étude approfondie sur le top 10 des villes qui, selon nous, présentaient le plus fort potentiel.

Le sourcing repose donc sur trois piliers complémentaires :

  • notre rĂ©seau historique,

  • notre expĂ©rience opĂ©rationnelle,

  • et un travail d’analyse trĂšs structurĂ©.

C’est comme ça qu’on accĂšde Ă  des opportunitĂ©s off-market trĂšs intĂ©ressantes.


Quelles sont ces villes stratégiques ?

Je ne vais pas toutes les dĂ©voiler, il faut penser Ă  la concurrence (rires) ! Mais pour donner un exemple trĂšs significatif, je citerai la ville de Tours ou encore Niort. Cette derniĂšre comptait pas mal d’anomalies immobiliĂšres : le revenu mĂ©dian Ă©tait bien supĂ©rieur au prix de l’immobilier par exemple.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, on va se positionner sur des villes Ă  une heure de Paris, extrĂȘmement dynamiques, avec une vraie tension Ă©conomique, une attractivitĂ© durable et des prix encore dĂ©corrĂ©lĂ©s de leur rĂ©el potentiel.. Je pense Ă  OrlĂ©ans, Tours, Angers... des secteurs qu’on avait identifiĂ©s il y a dĂ©jĂ  10 ans, et dans lesquels on a d’abord investi Ă  titre personnel. On n’exclut Ă©videmment pas Paris ni l’Île-de-France, mais l’axe principal reste : dynamisme, bassin d’emploi solide, et potentiel d’arbitrage.


Votre principal avantage compĂ©titif dans un marchĂ© oĂč beaucoup cherchent les mĂȘmes biens ?

Au-delĂ  de la sĂ©lection de l’actif, nos vrais facteurs diffĂ©renciants sont les suivants :

  • notre capacitĂ© d’exĂ©cution, on a dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© des dizaines d’opĂ©rations, on a une expĂ©rience solide ;

  • notre capacitĂ© Ă  Ă©valuer un marchĂ© : on sait le tester, modĂ©liser plusieurs scĂ©narios de sortie, anticiper les dĂ©lais, prendre les prĂ©cautions nĂ©cessaires quand on mĂšne une opĂ©ration ;

  • l’alignement de nos intĂ©rĂȘts avec ceux des investisseurs : il faut savoir que les associĂ©s investissent Ă  titre personnel dans chacune des opĂ©rations portĂ©es par Blocshare. En moyenne, un tiers du montant de chaque projet est financĂ© par nous-mĂȘmes et nos proches. Quand les intĂ©rĂȘts sont alignĂ©s, ça change tout ! C’est d’ailleurs peut-ĂȘtre notre atout principal par rapport Ă  du funding traditionnel et Ă  d’autres plateformes.

J’ajouterai qu’on ne mĂšne que 10 opĂ©rations maximum par an. Jamais plus. Pourquoi ? Parce qu’on ne veut pas devenir un business de masse. Comme je te l’expliquais au dĂ©but de l’interview, ce n’est pas notre ADN et c’est ce qui va nous permettre de garantir la qualitĂ© de sĂ©lection, le suivi opĂ©rationnel et la performance.


Les raisons principales qui peuvent faire dĂ©railler un projet et comment vous “assurez” ces risques en amont ?

Sur des opĂ©rations d’achat-revente Ă  court terme, les deux risques principaux sont bien connus :

  1. Le premier, c’est l’allongement du dĂ©lai de revente. Et mĂ©caniquement, plus le dĂ©lai s’étire, plus le TRI est impactĂ©.

  2. Le second, c’est une revente en dessous du prix anticipĂ©. Pour des raisons de marchĂ©, de timing, ou parfois simplement parce que la liquiditĂ© est plus faible que prĂ©vu.

Et soyons clairs, mĂȘme si nous sommes extrĂȘmement prĂ©cautionneux, ces risques existent. La vraie question, c’est comment on rĂ©agit et comment on les sĂ©curise.

Pour cela, on a plusieurs stratĂ©gies. D’abord, en amont, on travaille toujours plusieurs scĂ©narios de sortie, qui vont du plus optimiste au plus prudent. Et lorsque l’on communique un objectif de rendement aux investisseurs, il est toujours basĂ© sur un scĂ©nario conservateur, parfois mĂȘme lĂ©gĂšrement pessimiste. On prĂ©fĂšre annoncer 9% et sortir 10% que l’inverse.

Ensuite, on a structurĂ© un fonds de rĂ©serve : une partie des commissions perçues sur chaque opĂ©ration est mise de cĂŽtĂ© pour alimenter ce fonds de sĂ©curitĂ©. Il ne peut Ă©videmment pas absorber un crash systĂ©mique, mais il permet, en cas de sous-performance ponctuelle, de compenser autant que possible l’écart. On l’a dĂ©jĂ  fait.

Et au-delĂ  des mĂ©canismes financiers, la sĂ©curitĂ© ultime reste notre alignement avec nos investisseurs. On investit systĂ©matiquement notre propre argent et celui de nos proches dans chaque opĂ©ration. Quand on joue avec notre argent, on regarde les dossiers diffĂ©remment, on nĂ©gocie diffĂ©remment, on arbitre diffĂ©remment. Ça fait une vraie diffĂ©rence.


Quels rendements attendre ? Un exemple chiffré ?

Les rendements proposĂ©s se situent entre 9 % et 12 %, auxquels peuvent s’ajouter un boost de rendement allant jusqu’à 1 % selon le statut de l’investisseur.

Pour te donner un exemple concret : on a rĂ©cemment rĂ©alisĂ© une opĂ©ration Ă  Paris. On vise un objectif de 9 % sur 12 mois, et nous sommes trĂšs confiants en ce qui concerne le dĂ©lai de sortie, qui sera plutĂŽt de l’ordre de 7 Ă  8 mois. Avec le boost d’investissement, les investisseurs premium peuvent viser 10 %.

On a une autre opĂ©ration dans les tuyaux : un appartement haussmannien qu’on achĂšte Ă  5 800 €/mÂČ avec 40 mÂČ de terrasse. On mise sur un dĂ©bouclage en moins de 6 mois avec un TRI trĂšs important.


Vous montez une filiale dédiée par opération : pourquoi ?

Parce que c’est notre organisation juridique et philosophique. Pour nous, une opĂ©ration, c’est une filiale, un actif. Cela permet d’isoler totalement les risques et les performances en qu’une opĂ©ration vienne grever le rendement d’une autre. C’est un principe de lisibilitĂ© et aussi de prudence.


4 chiffres sur votre activité ?

  • 1 000 investisseurs rĂ©currents ;

  • 10 opĂ©rations maximum par an ;

  • 11 % de TRI (moyenne en 2025) ;

  • 87% de taux de rĂ©investissement

Et je me permets d’ajouter un autre chiffre parlant :

  • En moyenne, 30% de chaque opĂ©ration est financĂ© par nous-mĂȘmes les fondateurs et nos proches, ce qui change absolument tout dans l’apprĂ©ciation de chaque projet.


Intéressant ce plafond de 10 opérations par an. Pourquoi ?

Parce qu’on ne veut pas changer de nature. DĂ©passer 10 opĂ©rations nous ferait basculer dans une logique industrielle et ce n’est pas ce que l’on cherche avec notre modĂšle. Notre croissance se fera par la taille des opĂ©rations, non pas par leur multiplication. C’est ce qui nous permettra de rester alignĂ©s avec nos valeurs et surtout de garder la confiance de nos membres.


Une anecdote sur Blocshare ?

On a dĂ©jĂ  refusĂ© de prendre l’argent d’un investisseur.

Au dĂ©but, nous recevions beaucoup de demandes de particuliers pressĂ©s d’investir, parfois avec des montants importants. Un soir, un membre nous appelle. Il est enthousiaste, prĂȘt Ă  investir 20 000 € immĂ©diatement.

En Ă©changeant, nous rĂ©alisons qu’il n’a pas totalement compris le fonctionnement : il pense investir “comme en SCPI”, en devenant en quelque sorte propriĂ©taire d’une part du bien, alors qu’il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un placement structurĂ©, sur une opĂ©ration courte, avec un risque rĂ©el, mĂȘme encadrĂ©. Nous lui rĂ©pondons simplement :

“Prenez 48 heures. Relisez. Posez toutes vos questions. Si vous ĂȘtes toujours Ă  l’aise, alors vous pourrez investir.”

Ce à quoi il répond :

“C’est la premiùre fois qu’on me dit de ne pas investir tout de suite. C’est exactement pour ça que je vais le faire avec vous.”

Deux jours plus tard, il revient. Il investit 5 000 €. Aujourd’hui et depuis, c’est l’un de nos membres les plus fidùles. True story ! Étienne si tu te reconnais ;)


Ton mantra personnel ?

Le maütre mot c’est : “la confiance”. C’est ce qui prend le plus de temps à construire et ce qui peut se perdre le plus vite.

Je parle de la confiance entre associĂ©s, la confiance avec nos investisseurs, la confiance en notre capacitĂ© d’exĂ©cution, de celle qu’on a construite opĂ©ration aprĂšs opĂ©ration, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, recommandations aprĂšs recommandations. De celle qu’on doit renforcer dans des moments un peu plus tendus, quand une opĂ©ration met plus de temps que prĂ©vu, quand la performance est un peu en dessous de l’objectif.

On peut se tromper, cela fait partie du jeu, mais dans ces moments-lĂ , il faut savoir ĂȘtre transparent, expliquer, assumer, mettre les bonnes solutions en place
 Être dignes de la confiance qu’on nous a accordĂ©e en fait !


DerniĂšre chose Ă  partager pour conclure ?

Je vais prendre le contrepied de l’ambiance un peu morose pour porter un message d’optimisme ! C’est vrai que le marchĂ© est plus complexe et que la conjoncture est incertaine. On est tous un peu attentistes face aux taux qui remontent, au climat Ă©conomique, gĂ©opolitique
 et pourtant, c’est prĂ©cisĂ©ment dans ces phases d’indĂ©cision qu’on trouve les meilleures opportunitĂ©s. C’est facile d’acheter quand le marchĂ© est euphorique, mais quand le marchĂ© doute, il faut se rappeler que les vendeurs deviennent plus ouverts, plus rapides, plus pragmatiques. Nous qui arrivons avec la possibilitĂ© d’acheter cash, c’est finalement dans ce type de contexte qu’on a les meilleures potentialitĂ©s d’opĂ©rations.

Donc pour 2026, on va se permettre d’ĂȘtre ambitieux et de nous fixer l’objectif de rĂ©aliser entre 10 et 15 millions d’euros d’opĂ©rations. Et trĂšs concrĂštement, le dĂ©marrage est dĂ©jĂ  solide en ce dĂ©but 2026.

Donc si je devais résumer, soyez lucides, mais surtout, soyez optimistes !


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