Keenest : l'investissement en Climate Tech ultra liquide et accessible (5M€ déjà financés)
Jérémie Sicsic, CEO de Keenest (+ offre spéciale investisseurs 🎁)

Bienvenue dans Super Biens, le seul média 100% PropTech et FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.

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Hello Jérémie, peux-tu nous présenter ton parcours ?
Je suis Jérémie, j'ai 36 ans et j'ai un parcours très entrepreneurial. J’ai suivi une école de commerce et dès ma sortie en 2012, j’ai lancé ma première entreprise, spécialisée dans la formation en ligne. On a été les pionniers du MOOC dans le monde francophone. On a développé cette activité pendant cinq ans, jusqu'à atteindre 5 millions d'euros de chiffre d'affaires et une cinquantaine de salariés. En 2018, une fois la rentabilité atteinte, j'ai passé la main à mon associé.
Parallèlement, j'ai lancé Briq, un SaaS dédié à l'engagement collaborateur, avec le startup studio eFounders. Deux ans plus tard, au sortir du confinement, où les enjeux d'engagement salarié, de santé mentale, etc. étaient devant la scène, cette entreprise a été rachetée par Swile. Cette intégration dans une scale-up a été une superbe expérience. Après deux années enrichissantes, j'ai décidé de me lancer dans un nouveau projet début 2023 : Keenest, ma troisième aventure entrepreneuriale.
La mission de Keenest ?
Concrètement, la mission de Keenest est de contribuer activement au financement de la transition vers un monde décarboné. Notre but, c’est d’offrir à tout type de profils l'opportunité d'investir dans les meilleures startups de la Climate tech. En clair, notre objectif, c’est de faciliter l’accès à l’investissement dans les entreprises qui conçoivent des solutions novatrices et concrètes destinées à réduire directement les émissions de CO2, qu'il s'agisse de produits ou de services.
Pour rendre cet investissement possible et accessible au plus grand nombre, on a développé une plateforme permettant d'entrer dans ce marché dès 100 euros. Notre solution est également innovante en ce qui concerne la liquidité : on fait en sorte que les investisseurs puissent récupérer leur capital plus facilement en cas de besoin. C’est un point central pour attirer des particuliers sur cette classe d’actifs.
En fait, on a développé un modèle hybride en quelque sorte, situé entre la bourse traditionnelle - qui est assez liquide - et les marchés privés - qui offrent peu de solutions de sortie. Avec ce modèle, on surmonte les barrières typiques d'un secteur souvent perçu comme complexe, risqué ou limité à un cercle restreint d'investisseurs.
Pourquoi avoir choisi ce modèle hybride ?
Il faut savoir qu’aujourd’hui, les investissements des particuliers dans les marchés privés, c’est 0,1% des investissements en France ! Pourquoi ? Parce que le marché, tel qu’il est structuré actuellement avec les acteurs traditionnels, comporte deux énormes freins pour les particuliers :
d'une part, l'accès est très limité : il y a un manque flagrant d’acteurs “facilitateurs” et les coûts d’accès sont élevés. Résultats : les particuliers n’ont ni le réseau ni les capacités financières suffisantes pour se lancer dans ce type d'investissement.
d’autre part, cette classe d’actif se caractérise par son absence de liquidité, ce qui dissuade beaucoup d'investir dans ce secteur. En analysant les retours des investisseurs sur des plateformes de crowdfunding ou de crowd equity par exemple, on a constaté qu'ils avaient souvent du mal à récupérer leur capital, soit parce que les boîtes avaient fait faillite, soit parce qu’il n’y a pas d’opérations qui permettent de récupérer son capital.
On devait donc trouver un moyen de lever ces obstacles tout en rendant l'investissement plus attractif et sécurisé. C’est ce qui nous a décidés à opter pour une solution technologique innovante avec la blockchain.
Peux-tu nous en dire plus sur la structuration de votre solution ?
Aujourd'hui, la seule manière d'apporter à la fois flexibilité et liquidité dans un marché aussi complexe que celui-ci, c'est de s'appuyer sur la technologie blockchain. Chez Keenest, nous avons choisi de tokeniser les participations dans les entreprises que nous finançons. En d’autres termes, chaque investisseur reçoit un "token" qui représente sa part dans un projet. Ces tokens sont enregistrés sur la blockchain, ce qui offre plusieurs avantages.
Tout d'abord, la blockchain permet d'assurer la traçabilité et la sécurité des transactions. Ensuite, et c'est là notre grande innovation, elle donne accès à un marché secondaire. Cela signifie que les investisseurs peuvent revendre leurs tokens via des plateformes connectées à la blockchain. Nous avons choisi de travailler sur Ethereum, qui est l'un des écosystèmes les plus robustes et les plus adoptés.
À horizon 2025, on souhaite en plus créer un ETF Climatech. Ce produit permettra de diversifier les risques en exposant les investisseurs à un portefeuille d'entreprises sélectionnées par nos soins. Grâce à cet ETF, les investisseurs pourront également revendre leurs parts avec plus de facilité, augmentant ainsi la liquidité sur le marché secondaire.
Léo-Pol : Par rapport à d’autres plateformes qui démocratisent l’accès au private equity, cette aptitude à apporter de la liquidité est, je pense, votre plus grande valeur ajoutée !
Jérémie : Oui, d’autant que la seule autre plateforme qui se développe sur l’aspect “liquidité” vise principalement à devenir une infrastructure de marché généraliste. Son ambition, c’est de créer une nouvelle place boursière, une sorte de nouvel Euronext basé sur la blockchain.
Ce n’est pas notre vision. Nous ne voyons pas la blockchain comme une finalité en soi, mais plutôt comme un outil pour diriger des investissements vers des entreprises portant des projets avec un fort potentiel d'impact positif sur le climat. Et cette approche repose sur deux piliers. On va d'abord sélectionner rigoureusement les organisations à financer, en nous appuyant sur un réseau de partenaires stratégiques (des fonds d'investissement ou des institutions, telles que Team for the Planet). Ensuite, on va mettre à disposition des outils de suivi performants, notamment des tableaux de bord, permettant aux investisseurs de visualiser l'évolution de la valorisation financière des entreprises et leur impact environnemental, mesuré en tonnes de CO2 évitées.
Cette transparence et cette traçabilité sont uniques. Aucune des plateformes généralistes ne les offre.
Léo-Pol : Vous travaillez donc en partenariat avec Team for the Planet ?
Jérémie : Oui, c’est d’ailleurs une anecdote qu’on aime raconter ! En fait, Keenest a été lancée après une rencontre décisive avec les fondateurs de Team for the Planet. Nous avons rapidement vu une complémentarité entre nos approches, et aujourd'hui, nous collaborons étroitement. Keenest est la première plateforme à avoir directement financé un projet soutenu par Team for the Planet, tout en offrant un potentiel de rendement financier pour les investisseurs.
4 chiffres sur votre activité ?
1 an d’ancienneté : on s’est lancé en janvier 2024
Une communauté de près de 2000 investisseurs, dont 700 actifs sur la plateforme.
9 projets Climate tech financés
+ de 5 millions d'euros levés dans le cadre de ces projets. Cela a créé un véritable effet de levier en mobilisant d'autres financeurs privés et publics.
Une erreur depuis le démarrage ?
Au départ, nous étions trop dépendants des levées de fonds des entreprises que nous finançons en co-investissement. Nous demandions à ce que 50 % des objectifs de financement soient atteints avant de les intégrer à notre plateforme. Cela a parfois retardé certains projets.
Aujourd'hui, on a une posture beaucoup plus proactive : on accompagne les startups dans leurs levées, en mobilisant notre réseau d'investisseurs. Récemment, on a commencé à créer une communauté active d’ambassadeurs autour des projets financés : cela leur apporte énormément de valeur !
C’est gagnant-gagnant, puisque ça nous permet aussi d’améliorer notre proposition de valeur : on n’est plus simplement un leveur de fonds, on devient également un Hub qui assiste les entreprises de la Climate tech sur les étapes suivantes de leur développement.
Léo-Pol : Est-ce que tu penses qu'à terme, vous pourriez gérer 100 % de la partie financement, ou le cofinancement à 50 % est quelque chose que vous voulez garder à long terme ?
Jérémie : On veut garder une logique de co-investissement, même si à l'avenir, nous pourrions être en mesure de prendre une part de financement plus importante. On souhaite vraiment que les startups puissent s'appuyer sur d'autres investisseurs pour diversifier leurs soutiens. Bien sûr, c’est une manière de ne pas prendre 100 % des risques, mais c’est surtout un moyen de montrer que nous ne sommes pas les seuls à croire au potentiel d'un projet. En garantissant que le financement est validé par d'autres acteurs de référence sur le marché, cela renforce la crédibilité du projet auprès de nos propres investisseurs, et la nôtre par la même occasion !
Le challenge actuel ?
Le défi majeur est de lancer notre offre d'ETF Climate tech, pour devenir à trois ans l’acteur de référence en Europe sur l’investissement Climate tech. On veut créer un indice qui agrège entre 50 et 100 participations, proposer LE produit qui permet à tous les investisseurs d’accéder à l’ensemble du portefeuille des startups que nous finançons, qu’il s’agisse de projets passés, présents ou futurs.
Qu’est-ce qui définit un bon CEO selon toi ?
Bonne question (rires) ! Je crois qu’avant tout, un bon CEO, c’est celui qui apporte une vision claire et qui sait bien s'entourer. Sa mission, c’est de fixer le cap, de déléguer intelligemment, de trouver les bonnes personnes - soit des associés, soit des salariés, pour résoudre des besoins spécifiques, les problématiques qu’il aura soulevées. C’est aussi celui qui doit maintenir une cohérence entre la mission de l’entreprise et les conditions de travail, tout en gardant un œil sur l’impact positif que sa boîte aura d’un point de vue environnemental et sociétal.
Qu'est-ce qui définit selon toi une boîte idéale ?
Une boîte idéale, aujourd'hui, c'est une boîte alignée. Entre sa mission d'entreprise, les conditions de travail qu’elle offre et sa vision globale, tout doit faire sens et être cohérent. C'est ce qui, à mon avis, fait la différence entre une entreprise qui réussit durablement et une autre.
Concrètement, cela signifie qu'une entreprise, à mesure qu'elle grandit, doit avoir un impact positif sur la société mais aussi rester bénéfique pour ses employés. Et même si cela peut sembler évident, malheureusement, cet équilibre est trop souvent rompu, notamment lors des phases de croissance rapide où on voit certaines boîtes prendre des raccourcis ou revenir sur leurs engagements… C’est très facile de déraper et de mettre la pression sur les équipes, beaucoup moins de prendre en considération leur bien-être en toute occasion.
Ma réflexion personnelle, et celle que j'applique à Keenest, c’est qu’il est essentiel de garder un cadre clair, à la fois en termes de vision et d'impact positif. Nous voulons un environnement de travail épanouissant pour tous, autant pour nos salariés que pour nos partenaires extérieurs. Ce qui implique également un niveau de rémunération compétitif, car c'est un facteur clé pour attirer et retenir les talents.
Un mantra / des valeurs chez Keenest ?
Oui, j'ai un mantra personnel qui me guide : « Tente ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s'habitueront. » C'est une citation de René Char. Elle me parle profondément, car elle incarne l'idée d'oser, de sortir des sentiers battus et de rester fidèle à sa vision, même lorsque cela surprend ou déstabilise.
En tant qu'entrepreneur, que ce soit avec Keenest ou dans mes précédentes expériences, j'ai toujours cherché à innover, non seulement sur les produits mais aussi sur le management et les conditions de travail.
En 2017 par exemple, j'ai introduit une grille de salaires transparente. Cela avait suscité beaucoup d'incompréhension de la part des investisseurs !
Pour Keenest, on a fait le choix de laisser les équipes choisir leur lieu de travail (Paris, Lyon ou à distance), avec un management centré sur l'autonomie et la responsabilisation de chacun. Ces valeurs reflètent notre conviction que pour que ce projet réussisse, il faut que tous les participants soient épanouis : salariés, freelances, communauté d’investisseurs. Il faut que tout l’écosystème soit centré autour du projet Keenest et souhaite l’emmener toujours plus loin. Cela paraît être une approche logique, mais en réalité elle est rarement appliquée. Parce que cela demande un effort constant pour résister à la pression du "business as usual" venant des investisseurs ou d'autres parties prenantes. Mais même lorsque cela va à l'encontre des pratiques établies, je reste convaincu que suivre ses convictions est essentiel.
Autre chose que tu aimerais me partager avant de terminer l’interview ?
On a reçu des retours très positifs depuis le lancement de Keenest et beaucoup de personnes nous demandent comment elles pourraient contribuer davantage au projet. Et bien, pour celles et ceux qui seraient intéressés de rentrer au capital de Keenest, sachez que nous avons pris la décision de lancer une levée de fonds communautaire. Si notre vision vous inspire, n’hésitez pas à nous rejoindre et à participer à l’évolution de notre propre plateforme ! Je ne vois pas de meilleur moyen pour devenir acteur de la transition vers un monde décarboné ;)
Intéressé.e par l’offre de Keenest et envie de participer à leur levée de fonds communautaire ?
Vous pouvez y accéder via ce lien (Inscription obligatoire pour accéder au lien) et profiter de 10% de tokens offerts sur la base du montant investi (pour un token à 1000, un token de 100 vous est offert).
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Je précise que cette offre n’est pas affiliée et que Super Biens n’y gagne rien.
