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INVESTISSEMENT

MeCaza : rééquilibrer enfin la relation acheteur / vendeur (85 chasseurs, +70% annuel)

Arnaud Laudy, CEO de MeCaza (+ offre -10% sur achat et investissement 🎁)

Arnaud LaudyMeCaza
Visuel de l’interview MeCaza
Arnaud Laudy, MeCaza

Bienvenue dans cette 112Ăšme Ă©dition de Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech & FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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À dĂ©couvrir dans cette Ă©dition :

  • đŸ§‘â€đŸ’» Le constat : en France, l’acheteur est souvent seul sur les plus gros achats de sa vie.

  • 🧭 La mission : rééquilibrer un marchĂ© immobilier pensĂ© historiquement pour le vendeur, avec 1 000+ clients accompagnĂ©s depuis 2023.

  • đŸ”„ La France largement couverte : 85 chasseurs et 70 % de croissance annuelle.

  • đŸ’Œ Les clients : dirigeants, primo-accĂ©dants, expatriĂ©s, investisseurs ; de petits budgets Ă  plusieurs millions.

  • đŸ‡Ș🇾 L’expansion : Espagne ouverte (Madrid, Barcelone, SĂ©ville, Valence) avec 30 % de pouvoir d’achat immobilier en plus.

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Hello Arnaud, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Hello LĂ©o-Pol, merci de me recevoir ! Je suis Arnaud Laudy, fondateur et CEO de MeCaza. J’ai un parcours relativement classique : j’ai fait une licence d’économie et de gestion suivie d’un master de finance Ă  Lille. Et, comme beaucoup d’étudiants, j’ai travaillĂ© en parallĂšle de mes Ă©tudes, notamment pour payer mes vacances (rires).

Le fait marquant, c’est que durant cette pĂ©riode, j’ai beaucoup travaillĂ© en agence immobiliĂšre. J’ai donc commencĂ© par le terrain, oĂč j’ai pu observer finement le mĂ©tier et surtout me rendre compte que tout le monde Ă©tait frustrĂ©. Les propriĂ©taires, les locataires, les agents
 personne n’était vraiment satisfait de l’expĂ©rience. Je me disais : “Ce n’est pas possible qu’on ne puisse pas faire mieux que ça.”

Une fois diplĂŽmĂ©, l’envie d’entreprendre a pris le dessus et j’ai lancĂ© un premier projet : Apollo Immo, une plateforme qui digitalisait la relation propriĂ©taire–locataire. Au bout d’un an, on a rĂ©alisĂ© que le vrai sujet, le vrai besoin, Ă©tait ailleurs. C’est de ce pivot qu’est nĂ© MeCaza.


Quelle est la mission de MeCaza ?

Mecaza, c’est un rĂ©seau de chasse immobiliĂšre dont la mission est d’aider les clients Ă  trouver leur pĂ©pite, que ce soit pour se loger ou pour investir, le tout sans y laisser ni leur temps, ni leurs nerfs, ni leur argent !

Historiquement, le marchĂ© a Ă©tĂ© pensĂ© pour le vendeur. Nous, on va se positionner du cĂŽtĂ© de l’acquĂ©reur ou du locataire, pour rééquilibrer la relation, pour qu’eux aussi soient bien conseillĂ©s et protĂ©gĂ©s.


Comment fonctionne concrÚtement la méthode MeCaza ?

Notre mĂ©thode est Ă  la fois simple, rigoureuse et trĂšs humaine. L’idĂ©e, c’est que l’achat se dĂ©roule de la maniĂšre la plus fluide possible, parce qu’on ne parle pas d’un achat impulsif. C’est souvent le projet d’une vie, avec tout ce que cela implique d’émotionnel.

Tout commence par un brief avec le client : on Ă©coute son projet, ses contraintes, ses envies. Et surtout, on vĂ©rifie qu’on peut rĂ©ellement l’accompagner. Le Haussmannien parfait, la terrasse de 100 mÂČ, l’orientation idĂ©ale, zĂ©ro travaux
 avec un budget limitĂ© : ce n’est pas rĂ©aliste. Notre rĂŽle, c’est aussi de recadrer les attentes pour Ă©viter les dĂ©ceptions. Au fond, notre philosophie est simple : ne jamais faire perdre du temps au client ni Ă  nos Ă©quipes.

Si le projet est cohérent, on attribue au client un chasseur dédié, un expert de la zone et du type de bien recherché, qui va établir un cahier des charges précis :

  • les critĂšres indispensables,

  • les points de vigilance,

  • le budget rĂ©el, etc.

Ensuite, place Ă  la chasse ! Le chasseur ratisse l’intĂ©gralitĂ© du marchĂ© et active son rĂ©seau. Il contacte directement 20, 30, parfois 50 agents immobiliers pour accĂ©der aux biens en avant premiĂšre ou Ă  des biens off-market. En parallĂšle, toutes les plateformes de petites annonces font l’objet d’une veille active.

Quand un bien correspond, le chasseur organise une visite et si c’est un “match”, on entre dans la phase clĂ© de la sĂ©curisation du deal. On vĂ©rifie la copropriĂ©tĂ©, la structure, les charges, les diagnostics, le coĂ»t des travaux, etc. pour ne rien laisser au hasard.

Et pour finir, on accompagne nos clients dans la phase de nĂ©gociation (lĂ  oĂč les acheteurs sont souvent seuls) jusqu’à la signature de l’acte, en l’entourant de tout notre rĂ©seau : maĂźtres d’Ɠuvre, architectes, notaires, courtiers



Quel coût ?

On propose trois verticales de prix :

  • la location : notre service historique clĂ© en main, pour lequel trois formules existent : standard, premium et VIP. Les tarifs vont de 999€ Ă  1 800€ TTC, et sont payables en deux fois.

  • l’acquisition, verticale pour laquelle on propose deux mandats : simple ou exclusif. La rĂ©munĂ©ration dĂ©marre Ă  2,5% du prix d’achat, auxquels s’ajoutent 20 % du montant nĂ©gociĂ©. Ce pourcentage bonus sur la nĂ©gociation est volontaire : cela nous permet d’aligner totalement les intĂ©rĂȘts entre le chasseur et l’acheteur. Si le chasseur obtient une meilleure nĂ©gociation, tout le monde y gagne !

  • l’investissement locatif, dont la rĂ©munĂ©ration s’élĂšve Ă  4% du prix d’acquisition, avec un minimum fixĂ© Ă  14 000€. Pour ce tarif, on accompagne l’investisseur de A Ă  Z : sourcing, analyse, achat, travaux, mise en location.

On distingue ces trois modĂšles car chacun de ces accompagnements nĂ©cessite un niveau d’implication diffĂ©rent. Notre objectif n’est pas de faire payer au hasard mais bien de rĂ©munĂ©rer l’expertise rĂ©elle, la rigueur opĂ©rationnelle et la valeur créée.


Qui sont vos clients types ?

Ce qui rend le mĂ©tier passionnant, c’est qu’on accompagne aussi bien des clients « classiques », que des dirigeants d’entreprise ou des profils trĂšs aisĂ©s, en passant par des personnes avec un budget serrĂ© mais une trĂšs forte envie d’ĂȘtre bien entourĂ©es.

Cela dit, malgré la diversité, on peut dessiner trois grandes catégories de clients :

  • ceux qui manquent de temps : ils ne sont pas sur place, ont des agendas surchargĂ©s, ou n’ont tout simplement pas l’envie de passer leurs soirĂ©es et week-ends Ă  appeler des agents, vĂ©rifier des annonces ou visiter des biens.

  • ceux qui cherchent avant tout du conseil et un service premium, souvent des primo-accĂ©dants. Ils savent qu’une erreur peut leur coĂ»ter cher (et surtout trĂšs longtemps !). Ils veulent une vision claire, honnĂȘte, structurĂ©e
 ce que le marchĂ© immobilier leur offre rarement.

  • ceux qui veulent un accĂšs plus large au marchĂ©, mĂȘme s’ils ont dĂ©jĂ  une expertise immobiliĂšre. Ils savent analyser un actif, mais veulent gagner en vitesse, en rĂ©seau et en capacitĂ© Ă  dĂ©nicher des biens qui n’apparaissent jamais en public.

Bien sĂ»r, on a aussi les personnes qui rĂȘvent du mouton Ă  cinq pattes, mais ils sont loin d’ĂȘtre majoritaires.


Quelles sont leurs principales peurs ou erreurs rĂ©currentes sur la rĂ©sidence principale et sur l’investissement ?

En rĂ©sidence principale, l’erreur numĂ©ro un, c’est de ne penser qu’à soi. Le client imagine « son » bien idĂ©al, ses besoins Ă  lui, son coup de cƓur
 et oublie qu’un appartement ou une maison, ce n’est pas seulement un lieu de vie, c’est aussi une part du patrimoine qu’il se constitue. Le piĂšge, c’est donc d’ĂȘtre dans l’émotion pure et de mettre toutes ses Ă©conomies dans un bien “coup de coeur” aujourd’hui, mais invendable demain.

C’est la raison pour laquelle on joue le rĂŽle du filet de sĂ©curitĂ©. C’est Ă  nous de lui demander : est-ce que tu pourras le revendre facilement ? ; est-ce que ce sera un bon actif patrimonial ? ; est-ce que le quartier a un avenir ? ; est-ce qu’il y a un risque cachĂ© ?

L’idĂ©e n’est pas de casser du rĂȘve mais de rappeler que si le bien parfait n’existe pas, il existe des biens sans aucun red flag, et que c’est eux qu’il faut viser.

CĂŽtĂ© investissement, la plus grosse erreur, c’est l’obsession de la rentabilitĂ© brute. Certains arrivent avec des tableaux Excel parfaits, des rendements Ă  10%, des immeubles de rapport dans des villes trĂšs compliquĂ©es et pensent avoir trouvĂ© la martingale.

La rĂ©alitĂ©, c’est qu’une rentabilitĂ© trop Ă©levĂ©e sur le papier cache presque toujours :

  • des locataires complexes Ă  gĂ©rer,

  • du turnover,

  • de la vacance locative,

  • des impayĂ©s,

  • une revente compliquĂ©e...

Notre rĂŽle ici, c’est de dire sans dĂ©tour que si c’est trop beau pour ĂȘtre vrai, c’est que ça ne l’est pas !


La question d’acheter ou rester locataire et investir ailleurs revient souvent, notamment à Paris. Comment MeCaza les aide à trancher ?

Je ne crois pas qu’il y ait une rĂ©ponse universelle Ă  cette question. D’un point de vue purement financier, si tu vis dans une zone oĂč le rendement locatif est trĂšs faible (typiquement Paris, oĂč tu es souvent entre 2 % et 2,5% nets) la stratĂ©gie la plus rationnelle consiste souvent Ă  rester locataire et investir ailleurs.

Cela dit, si le client a beaucoup de cash, par exemple 2 M€ disponibles, la logique change. Cela peut valoir le coup d’acheter Ă  Paris avec 30% d’apport et sĂ©curiser une belle adresse en rĂ©duisant son endettement, tout en investissant ailleurs en parallĂšle.

Bien Ă©videmment, il ne faut pas oublier les dimensions personnelles : certains ne veulent pas investir car cela les stresse ; d’autres ont un besoin presque culturel de possĂ©der leur rĂ©sidence principale.

Notre rĂŽle, c’est d’éclairer, pas de trancher Ă  leur place. Chaque stratĂ©gie doit coller au portefeuille
 et au tempĂ©rament du client.


Peux-tu m’en dire plus sur vos services Ă  l’étranger et aux expatriĂ©s ?

On accompagne Ă©normĂ©ment d’expatriĂ©s car beaucoup, en revenant en France aprĂšs 5 Ă  10 ans Ă  l’étranger, ne connaissent plus le marchĂ©, les prix, les codes. D’autant que le marchĂ© Ă  Paris, comme dans la plupart des grandes villes françaises, est devenu particuliĂšrement complexe Ă  comprendre. Notre rĂŽle est alors de leur redonner de la visibilitĂ©, de sourcer pour eux et de sĂ©curiser leurs dĂ©cisions Ă  distance. On travaille aussi avec des expatriĂ©s qui veulent simplement investir en France, parce que l’effet de levier bancaire y est clairement meilleur que dans la plupart des pays.

CĂŽtĂ© services Ă  l’étranger, on a ouvert l’Espagne rĂ©cemment. On y accompagne Ă  la fois en location (Madrid, Barcelone, SĂ©ville, Valence) et Ă  l’achat. Le marchĂ© y est attractif dans la mesure oĂč les taux d’intĂ©rĂȘt sont plus bas qu’en France. Cela reprĂ©sente prĂšs de 30% de pouvoir d’achat immobilier en plus ! MĂȘme si la contrepartie de l’apport (30 Ă  50% du montant de la transaction) est exigeante, le calcul reste souvent trĂšs intĂ©ressant.


4 chiffres sur votre activité ?

  • un lancement en 2023

  • plus de 1 000 clients accompagnĂ©s

  • 85 chasseurs en France, rĂ©partis partout sur le territoire, et 4 chasseurs en Espagne, positionnĂ©s dans les grandes mĂ©tropoles oĂč la demande est la plus forte : Madrid, Barcelone, SĂ©ville et Valence.

  • 70% de croissance par rapport Ă  l’an dernier, le signe que le modĂšle fonctionne, que le bouche-Ă -oreille joue, et que le marchĂ© avait vraiment besoin d’un rĂ©seau structurĂ© de chasseurs nouvelle gĂ©nĂ©ration


Challenge actuel ?

Notre dĂ©fi du moment, c’est d’accĂ©lĂ©rer sur l’investissement locatif et sur la rĂ©sidence principale. On a lancĂ© ces deux verticales dĂ©but 2025 et on a dĂ©jĂ  accompagnĂ© une quarantaine de clients sur ces nouveaux services, ce qui confirme que la demande est lĂ . Maintenant, il faut qu’on change d’échelle. Pour cela, on travaille avec des family offices, des conseillers en gestion de patrimoine. On construit parallĂšlement une plateforme d’investissement locatif pour permettre Ă  nos clients d’accĂ©der, partout en France, Ă  des biens rigoureusement sĂ©lectionnĂ©s selon leur situation, leurs objectifs et leur stratĂ©gie patrimoniale.


Quelles sont les demandes les plus surprenantes ou atypiques que vous avez reçues ?

La demande la plus caricaturale, c’est celle du fameux « Haussmannien plein Sud Ă  Paris avec terrasse de 100 mÂČ Â». LĂ , on est quasiment dans la science-fiction (rires). Et c’est notre rĂŽle de rappeler que, oui, c’est un superbe rĂȘve ; mais non, ce n’est pas rĂ©aliste - sauf Ă  disposer d’un budget quasi illimitĂ©.

On a aussi des demandes atypiques de clients qui veulent acheter des bĂątiments entiers en province pour en faire des gĂźtes, parfois dans des configurations un peu incongrues. LĂ  encore, on essaye d’ĂȘtre francs quand le projet n’est pas rĂ©alisable, soit parce que le marchĂ© ne propose pas ce type de biens, soit parce que le budget ne suit pas.


Ton mantra personnel ?

Faire en sorte que nos clients soient contents. Ça peut paraĂźtre basique, mais dans l’immobilier, raisonner en rĂ©ussite individuelle plutĂŽt qu’en volumes, en rotations, en mandats, ce n’est pas si frĂ©quent. Ces valeurs de transparence, de rĂ©alisme et d’honnĂȘtetĂ© guident toutes nos dĂ©cisions et c’est ce qui, je crois, créé le plus de valeur, du moins quand on veut ĂȘtre lĂ  pour le long-terme.


Une opportunité sous-exploitée dans le marché immobilier ?

Pour moi, l’investissement locatif sur des biens atypiques, notamment certains locaux commerciaux transformables, est encore aujourd’hui trop peu exploitĂ©. À Paris par exemple, on trouve parfois des surfaces (des anciennes boutiques, des espaces semi-enterrĂ©s voire des souplex) Ă©tonnamment accessibles qui peuvent devenir des spots Airbnb ultra rentables.

Je pense Ă  un projet qu’on a visitĂ© : 150 mÂČ en plein Paris pour 240 000€, zĂ©ro lumiĂšre naturelle mais un potentiel dingue en location courte durĂ©e. On pouvait en faire trois chambres indĂ©pendantes, parfait pour des groupes de jeunes en week-end. La rentabilitĂ© Ă©tait exceptionnelle Ă  condition de bien comprendre que rentabilitĂ© et liquiditĂ© ne vont pas toujours ensemble. Car Ă  la revente, c’était une tout autre histoire et il fallait bien avoir conscience que la sortie pouvait ĂȘtre compliquĂ©e sans lumiĂšre naturelle, avec un statut atypique et une destination commerciale


Donc est-ce une opportunité ? Oui. Est-ce pour tout le monde ? Pas du tout.


DerniĂšre chose Ă  partager pour conclure ?

Le fonctionnement du marchĂ© immobilier français reste un cas Ă  part. Aux États-Unis, le vendeur a un agent mais l’acheteur aussi : chacun dĂ©fend son client, point.

En France, un seul agent est censĂ© accompagner les deux faces de la transaction, ce qui crĂ©e un conflit d’intĂ©rĂȘts structurel. Et au milieu de ça, l’acheteur se sent seul, sans expĂ©rience, sans repĂšres, sans filet, alors qu’il est certainement en train de rĂ©aliser le plus gros achat de sa vie ! Pour moi, c’est dramatique, qui plus est pour les primo-accĂ©dants. Car faire un bon premier achat, avoir la capacitĂ© Ă  le revendre, le refinancer, rĂ©investir, c’est ce qui conditionne toute une vie patrimoniale.

Alors, si je devais passer un message, ce serait celui-lĂ  : ne faites jamais votre premier achat seul. Entourez-vous, challengez les biens, challengez les prix, challengez vos propres Ă©motions. Le bon appart au bon moment peut changer une trajectoire de vie. Et c’est exactement pour ça que MeCaza existe !


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