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ImmoScan : dénicher le top 0,1% des biens en 1 clic (500 clients et +500k de CA en 6 mois)

RĂ©mi de Truchis de Varennes, CEO d'ImmoScan (+ remise surprise SaaS 🎁)

Rémi de Truchis de VarennesImmoScan
Visuel de l’interview ImmoScan
Rémi de Truchis de Varennes, ImmoScan

Bienvenue dans Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech et FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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Hello Rémi, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Oui, avec plaisir. Je m’appelle RĂ©mi De Truchis de Varennes et je suis ingĂ©nieur de formation. DĂšs mes Ă©tudes, je me suis passionnĂ© pour le « stock-picking » appliquĂ© aux small cap value, c’est-Ă -dire l’art de dĂ©nicher de petites capitalisations boursiĂšres sous-Ă©valuĂ©es. À la sortie de l’école, j’ai lancĂ© ma premiĂšre entreprise, un cabinet de conseil spĂ©cialisĂ© dans ce domaine, dont on attirait les clients - aussi bien des institutionnels que des particuliers (devenus au fil du temps notre cible principale) - grĂące Ă  une chaĂźne YouTube intitulĂ©e « Parlons Long Terme ». Pour cette boĂźte, j’ai dĂ©veloppĂ© des algorithmes, qui nous permettaient de passer au crible l’ensemble des donnĂ©es de marchĂ©. On pouvait par exemple repĂ©rer en un clin d'Ɠil une entreprise dont le prix Ă©tait infĂ©rieur Ă  2x ses bĂ©nĂ©fices annuels, affichant des marges d’exploitation supĂ©rieures Ă  50 % et distribuant un dividende Ă  hauteur de 20 %... ce qui nous a trĂšs vite donnĂ© un avantage concurrentiel certain et permis d’opĂ©rer dans plus de 10 pays.

Mon rĂȘve Ă©tait de rendre cet algorithme accessible Ă  tous, de le transformer en un vĂ©ritable logiciel. RĂȘve qui s’est concrĂ©tisĂ© il y a un peu plus de deux ans avec le lancement du logiciel « Value Investing Screener », qui comptabilise aujourd’hui un millier d’utilisateurs rĂ©partis dans plus de 20 pays.

Cette rĂ©ussite m’a ensuite conduit Ă  fonder une nouvelle entreprise : un cabinet de gestion de fortune, pour lequel j’ai créé un nouveau logiciel en collaboration avec un grand cabinet parisien. L’idĂ©e Ă©tant de leur fournir notre deal flow – c’est-Ă -dire cette base de clients potentiels qui nous sollicitait – tandis qu’eux apportent leur expertise. Toutefois, aprĂšs plusieurs Ă©vĂ©nements de vie, dont des contrĂŽles des autoritĂ©s financiĂšres, j’ai fait le choix de me diversifier et de chercher comment rĂ©pliquer le succĂšs de mon premier logiciel. C’est la raison pour laquelle ma femme et moi avons créé un startup studio, implantĂ© en Lettonie. Notre but, c’est de mettre nos compĂ©tences au service d’autres entreprises et de leur proposer des logiciels qui rĂ©pondent Ă  leurs problĂ©matiques quotidiennes. On a par exemple lancĂ© un logiciel de mise en relation entre marchand de biens et fonciĂšres, un logiciel de valorisation d'entreprises et notre derniĂšre pĂ©pite, ImmoScan.


La mission d’ImmoScan ?

Permettre aux particuliers de dĂ©nicher en un clic le top 0,1 % des biens immobiliers et d’obtenir leur financement.


Comment l’algorithme du logiciel procùde-t-il pour cibler ces biens ?

De maniĂšre similaire au screening des valeurs en bourse, Immoscan passe au crible 100% de la donnĂ©e immobiliĂšre accessible en France (cela reprĂ©sente plus de 800 sites en incluant les petites agences, les sites tels que Paruvendu ou Belle Demeure, etc.), afin d’identifier le top 0,1 % des biens immobiliers intĂ©ressants pour le client. On va centraliser sur une plateforme unique l'intĂ©gralitĂ© de la donnĂ©e disponible et la trier, ce qui va nous permettre de repĂ©rer des anomalies. Ces anomalies peuvent concerner, par exemple, le prix au mĂštre carrĂ© d’un bien par rapport Ă  la moyenne observĂ©e dans la zone, ou encore le potentiel de rentabilitĂ© en location courte ou longue durĂ©e, en tenant compte du taux d’occupation moyen.

Une fois ces biens repĂ©rĂ©s, une fiche d’analyse se gĂ©nĂšre automatiquement, prĂ©-remplissant des informations essentielles telles que l’estimation des travaux ou des charges, en fonction de la stratĂ©gie d’investissement envisagĂ©e. Bref, tout ce qui va nous permettre de dire si ce bien est une bonne affaire ou non, en fonction de la stratĂ©gie d'investissement du client. Cette fiche est bien sĂ»r modulable selon les objectifs de l'investisseur. Quoi qu’il en soit, cette fiche sert de base pour lancer une simulation de financement. En un clic, le client peut ensuite ĂȘtre mis en relation directe avec notre Ă©quipe de courtage, qui peut transformer facilement cette simulation en dossier bancaire.

On a sorti notre Minimum Viable Product (MVP) en moins de six mois, donc naturellement, la solution a été amenée à évoluer et a été améliorée au fil des retours de nos utilisateurs.

Aujourd’hui, six mois aprĂšs son lancement, nous comptons dĂ©jĂ  plus de 500 utilisateurs – dont plus de 80 % sont Ă  la fois propriĂ©taires et investisseurs –, dont les retours constructifs ont permis de largement optimiser l’outil.


Des changements Ă  venir ?

Oui, bien sĂ»r ! On va poursuivre l’effort d’amĂ©lioration de la plateforme pour qu’elle rĂ©ponde encore mieux aux besoins de nos utilisateurs. Comme on a dĂ©veloppĂ© une offre de courtage, on pourrait par exemple envisager de se positionner aussi sur une offre d’assurance.


Vous avez fait le choix de proposer une licence à vie, quand la majorité des solutions SaaS proposent des abonnements mensuels/annuels, peux-tu nous en dire plus sur ce choix ?

C’est vrai que c’est un choix plutĂŽt inhabituel dans notre segment de marchĂ©, mais que j’assume totalement, parce que je trouve le modĂšle d’abonnement mensuel parfaitement inadaptĂ© pour les particuliers.

Lorsqu'une boĂźte fait le choix d’aller vers un modĂšle d'abonnement, c’est d’abord pour maximiser ce que l’on appelle son “Discounted cash flow (DCF)” – ou la valorisation future des flux de trĂ©sorerie – en prenant le risque de ne pas les rĂ©aliser intĂ©gralement. Car pour les particuliers, le taux de churn (la perte d’abonnĂ©s) est gĂ©nĂ©ralement trĂšs Ă©levĂ©, autour de 10 % par mois, voire plus, ce qui compromet la stabilitĂ© des revenus. Pour atteindre un churn nĂ©gatif, il faut viser les entreprises, dont la demande croĂźt avec la taille de leurs Ă©quipes.

Donc, partant du constat que l'abonnement ne servait qu'Ă  augmenter la lifetime value per customer (LTV), j’ai analysĂ© les rĂ©sultats de nos concurrents, qui affichent une LTV moyenne de 300 euros et un taux de conversion d’environ 3 %. Fort de notre expĂ©rience, j’ai comparĂ© ces rĂ©sultats Ă  ceux de notre prĂ©cĂ©dent logiciel : j’ai compris qu’on pouvait, avec une licence Ă  vie de 1000 euros, avoir des taux de conversion 2x supĂ©rieurs au moins, une LTV 3x supĂ©rieure donc au final une rentabilitĂ© 6x supĂ©rieure Ă  celle de nos concurrents ! C’était donc parfaitement dans l’intĂ©rĂȘt d’Immoscan et de la pĂ©rennitĂ© de nos opĂ©rations futures de partir sur cette option, avec la possibilitĂ© de rĂ©investir une bonne partie de ce cash dans l’amĂ©lioration continue de notre solution. Ce choix profite donc largement Ă  nos meilleurs clients, qui pourront utiliser la solution de façon permanente et avec ses amĂ©liorations, sans se heurter aux inconvĂ©nients d’un abonnement mensuel. C’est d’ailleurs un modĂšle que l’on compte appliquer Ă  de nombreux futurs logiciels.


Pourquoi d’autres acteurs ne font pas ce calcul selon toi ?

Je pense qu’il existe deux raisons principales.

D’une part, le fantasme du revenu perpĂ©tuel et de la revente, qui pousse certains Ă  croire en la magie des abonnements.

D’autre part, l’incapacitĂ© Ă  convertir des particuliers sur un produit Ă  4 chiffres. Ce qui ne constitue pas un problĂšme pour nous, avec les problĂšmes importants que nous rĂ©solvons avec nos logiciels.


Votre stratégie de financement ?

Le modÚle de financement de notre startup studio basé en Lettonie va encore plus loin que le simple 100% bootstrap : on est sur de la « joint venture premium ».

On a adoptĂ© ce modĂšle suite Ă  la sollicitation de deux vendeurs exceptionnels qui sont devenus mes associĂ©s. Ils avaient créé un programme de formation, via lequel ils avaient dĂ©jĂ  accompagnĂ© plus de 4000 personnes Ă  investir en immobilier et gĂ©nĂ©rĂ© plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires. Ils nous ont contactĂ©s pour crĂ©er un logiciel spĂ©cifique Ă  leur industrie, avec le deal suivant : on Ă©tait bien sĂ»r rĂ©munĂ©rĂ© pour le setup du logiciel, mais on acceptait de prendre une prise de participation consĂ©quente dans le projet, sans passer par une levĂ©e de fonds classique.

Le modĂšle a trĂšs bien fonctionnĂ© et on le rĂ©plique aujourd’hui pour toutes les entreprises qui font appel Ă  notre studio pour le dĂ©veloppement de logiciels et d’outils spĂ©cifiques Ă  leur secteur.


4 chiffres sur votre activité ?

  • 6 mois

  • 500 clients

  • 540 000 euros de chiffre d'affaires encaissĂ©s

  • 82 % de taux de rĂ©ussite sur les dossiers de financement


Le challenge d’ImmoScan à 3 mois ?

Le principal dĂ©fi Ă  court terme est de faire connaĂźtre la solution. Nous disposons dĂ©jĂ  d’un excellent produit, qui rĂ©sout Ă  la fois le problĂšme de la recherche et du financement. On a des retours clients trĂšs positifs et un processus de conversion efficace – nous convertissons environ 11 % du flux de leads, ce qui positionne notre offre parmi le top 1 % du marchĂ©. La prochaine Ă©tape sera donc d’accroĂźtre le nombre de leads et d’amener davantage de particuliers Ă  dĂ©couvrir Immoscan, afin de leur permettre d’investir en immobilier de maniĂšre plus sereine et rapide. Si des partenaires potentiels ont des idĂ©es en la matiĂšre, qu’ils n’hĂ©sitent pas Ă  nous contacter (rires) !

Sur le segment professionnel, plusieurs atouts se dégagent :

  • La qualitĂ© de construction de la solution,

  • La structuration fiscale innovante de notre startup studio via la joint venture premium,

  • Et surtout, notre base de donnĂ©es, qui compte aujourd’hui plus de 6000 contacts de particuliers sĂ©rieux dans l’investissement immobilier

On recherche aujourd'hui activement des partenaires qui nous permettent d'augmenter notre LTV dans la durée en apportant toujours plus de valeur à nos prospects.


Peux-tu m’en dire plus sur l’annĂ©e Ă  venir de votre startup studio lettone ?

Notre objectif pour les 6 Ă  12 prochains mois est de mettre en place un processus commercial robuste, en mobilisant tout notre rĂ©seau de partenaires et d’affiliĂ©s afin de passer rapidement du stade de 0 Ă  1.

Quand je dis nous, je parle des deux actionnaires principaux du startup studio : ma compagne, qui assure le dĂ©veloppement technique, et moi-mĂȘme, qui suis en charge de la stratĂ©gie financiĂšre, de l’acquisition et de la sĂ©lection des profils avec lesquels nous collaborons.

Dans l’annĂ©e Ă  venir, nous souhaitons Ă©galement mettre en place des Ă©quipes opĂ©rationnelles capables d’assurer la maintenance du logiciel sur le long terme. Une fois cette phase franchie, nous pourrons lancer de nouveaux projets, toujours dans notre champ d’expertise, c’est-Ă -dire dans la crĂ©ation de logiciels destinĂ©s au marchĂ© particulier.


Quels sont les prochains sujets prioritaires sur lesquels vous voulez développer des logiciels ?

Il y a une longue liste de projets logiciels que nous aimerions dĂ©velopper. Pour ma part, je suis actuellement passionnĂ© par les viral loops. J’aimerais concevoir une solution permettant Ă  n’importe quelle entreprise – qu’elle soit une startup ou un entrepreneur – de crĂ©er facilement un lead magnet viral. Bien que la mise en place de ce type de solution soit complexe et challengeante, c’est un sujet sur lequel je souhaite investir du temps.

ParallĂšlement, nous continuons de dĂ©velopper notre autre projet, Valuation Express, qui est un logiciel destinĂ© Ă  valoriser n’importe quelle PME en moins de 10 minutes (valorisation au multiple, la valorisation patrimoniale et la valorisation vis-Ă -vis de la perspective future), sur la base de donnĂ©es internes, complĂ©tĂ©e par des donnĂ©es externes actualisĂ©es. Ce logiciel mĂ©rite d’autant plus qu’on s’y penche qu’il y aurait des synergies possibles avec notre logiciel de gestion de fortune pour les profils de PME les plus prometteurs.


Une opportunité sous-exploitée selon toi dans le marché immobilier en France ?

Le segment du off-market reste trĂšs peu couvert. C’est un marchĂ© sur lequel nous avons dĂ©jĂ  tentĂ© d’agir, avec une autre joint venture qui, malheureusement, n’a pas rencontrĂ© le succĂšs escomptĂ© – une dĂ©faillance qui tient davantage Ă  des problĂšmes opĂ©rationnels avec le commanditaire qu’à un mauvais marketfit.

Je reste pourtant convaincu que ce marchĂ© prĂ©sente un potentiel important. On sait par exemple que certaines fonciĂšres ont des carnets de recherche trĂšs spĂ©cifiques qu’elles n'arrivent pas Ă  concrĂ©tiser, faute de trouver le bien immobilier correspondant. Si demain on imagine une proptech capable de croiser les carnets de tous les marchands de biens avec les recherches sur des opĂ©rations bien prĂ©cises des fonciĂšres, on crĂ©e de l’intermĂ©diation. Ce serait plus que bienvenu dans un contexte oĂč de nombreuses entreprises cherchent justement Ă  rĂ©duire significativement les coĂ»ts de transaction, aujourd’hui encore trĂšs Ă©levĂ©s. On parle de commissions de l’ordre de 5 % du montant du bien qu’on pourrait drastiquement baisser !


Un mantra / des valeurs chez ImmoScan ?

Pour nous, tout se rĂ©sume Ă  agir dans l’intĂ©rĂȘt de la boĂźte. On place clairement la prioritĂ© sur l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique de l’entreprise, c’est-Ă -dire : maximiser la LTV, satisfaire les clients, Ă©viter les conflits entre associĂ©s. Bref, tout faire pour assurer la pĂ©rennitĂ© de la personne morale.


Qu’est-ce qui dĂ©finit une bonne boĂźte selon toi ?

Si je ne devais retenir qu'une seule variable pour mesurer la qualitĂ© d’une entreprise, ce serait le « discounted free cash flow », c’est-Ă -dire la capacitĂ© de l’entreprise Ă  gĂ©nĂ©rer des flux de trĂ©sorerie futurs tout en minimisant les risques. C’est une approche trĂšs financiĂšre, encore une fois, pas forcĂ©ment la plus rĂ©pandue, mais je suis convaincu que c’est cet indicateur qui garantit la soliditĂ© et la pĂ©rennitĂ© d’un business.


Autre chose que tu aimerais me partager avant de terminer l’interview ?

Trop souvent, on traite la fiscalitĂ© lorsqu’il est trop tard. Comme quand on appelle les pompiers pour Ă©teindre un incendie alors qu’on aurait pu prendre les devants pour prĂ©venir le sinistre dĂšs le dĂ©part.

Nous, au contraire, on a toujours rĂ©flĂ©chi en amont au setup fiscal de notre groupe, que ce soit pour nos premiĂšres sociĂ©tĂ©s basĂ©es en Estonie ou pour notre holding lettone. C’est ce qui va nous permettre, sur le long terme, de multiplier par deux le discounted free cash flow de la sociĂ©tĂ© mĂšre.

Donc, optimisez dĂšs le dĂ©but votre setup fiscal, c’est dans l’intĂ©rĂȘt de votre boĂźte !


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